Un article sur Egora
Après les couacs intervenus en 2007 dans l´organisation des examens pour les médecins étrangers hors Union européenne, notamment les épreuves de Français, le ministère de la Santé semble prêt à revoir sa copie pour « proposer un avenir satisfaisant » à ces praticiens. Dans la dernière version de l´avant-projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires (Hpst), on peut lire que « l´expérience montre que cette épreuve n´est pas adaptée. ».
Ainsi, l´épreuve sur table de langue française de la procédure d´autorisation d´exercice (PAE) serait remplacée par une attestation de niveau qui pourrait être délivrée par des organismes indépendants. Les syndicats attendent les premiers résultats de cette mesure pour se prononcer sur son efficacité. Mais le syndicat national des praticiens à diplôme hors Union européenne (Snpadhue) reconnaît d´ores et déjà que cela lèverait les soupçons « d´élimination arbitraire de candidats » et « de quotas déguisés ».
Les praticiens pourront également se présenter trois fois aux épreuves de vérifications des connaissances, contre deux présentations actuellement, ce qui augmente leur chance de réussite. Pour le Snpadhue, ces propositions vont dans le bon sens. « On constate une légère amélioration par rapport à la loi de 2006, assure Talal Annani le président de la Snpadhue, même si cela représente à peine 20% de nos revendications ».
En revanche, la dernière proposition de la loi Hpst est plus polémique. Elle prévoit que les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes étrangers devront, eux, justifier de l´exercice de fonctions hospitalières pour pouvoir être recrutés pour l´examen. Aujourd´hui, ces praticiens seraient près de 7000 en France.
